La première question à se poser, c'est d'abord : que vais-je en faire ? E, effet, si vous optez pour un bateau qui ne correspond pas à ce que vous faites, il y a fort à parier que vous allez vite le délaisser ou le revendre, pire, il pourrait vois dégouter de la plaisance. Il faut donc se poser les bonnes questions.

Un bateau pour la pêche ?

Il n'existe pas, à proprement dit, de modèles entièrement adaptés à la pêche. Toutefois, on voit apparaître des versions spécialement équipées comme chez  Zodiac avec la série Pro Open, chez Zeppelin avec le Defender en édition limitée ou encore chez Valiant avec le DR 620 Fishing, bateau officiel du Grand Pavois Fishing 2010. En dehors de ces quelques exemples, l'adaptation se fait souvent au travers d'accessoires dédiés comme les supports de cannes, les bacs à poisson, les viviers voire les balcons qui augmentent le franc bord. En tout état de cause, il vaut mieux partir sur une base Open avec un  maximum de place à bord et un plancher solide. La carène sera quant à elle fonction de la zone et des périodes de sortie.

Un bateau pour faire de la plongée ?

Comme pour la pêche, il faut s'orienter vers un bateau disposant d'un pont très dégagé pour pouvoir s'équiper facilement et éventuellement installer un rack pour les bouteilles ou un grand coffre pour le reste du matériel. Privilégiez aussi un bon antidérapant. Viennent ensuite quelques aménagements spécifiques comme le contre-moulage haut pour poser les arbalètes, la ligne de saisine intérieure pour remonter, les poignées latérales en nombre, un accès facile à la mer ou encore les renforts sur les flotteurs pour éviter l'usure.

Un bateau pour les balades en famille et le farniente ?

Pour vous, le bateau est synonyme de balade, de bronzage et de pique nique. Dans ce cas, vous vous orienterez vers des modèles plus haut de gamme et très aménagés avec bains de soleil, coin repas, voire cuisine extérieure. Privilégiez aussi les coffres et certains accessoires de confort comme la douchette, l'échelle de bain voire les toilettes. Choisissez également un bateau de taille convenable pour conserver une bonne circulation à bord.

Un bateau pour le ski le wake ou les bouées tractées ?

Pratiqués par nombre de propriétaires de semi-rigides, les sports de glisse demandent avant tout de la puissance pour pouvoir tracter facilement mais à condition d'opter pour une hélice un peu plus petite pour privilégier le déjaugeage et le couple plutôt que la vitesse. Côté aménagement, rien de très particulier même si vous apprécierez une banquette arrière avec dossier réversible pour pouvoir surveiller le skieur. Vous pouvez aussi opter pour des accessoires adaptés comme un ballast souple pour enfoncer l'arrière du bateau ou pour un système type Turboswing pour une meilleure mobilité de la corde.

Un bateau pour la croisière ?

Impensable il y a encore 15 ans, le semi-rigide peut désormais se conjuguer en mode croisière. Pour cela, orientez vous vers des modèles affichant au moins 9 mètres et pourvus d'une véritable cabine avec couchage, cabinet de toilette et espace cuisine. Le choix est aujourd'hui vaste, surtout chez les italiens avec des unités atteignant 60 pieds !

Un bateau polyvalent ?

Même si le mouton à cinq pattes n'existe pas, le semi-rigide est par essence très polyvalent car capable de s'adapter à nombre de programmes. Si vous appréciez autant la pêche que le bronzage, les apéros entre copains ou les séances de ski, portez votre choix sur un modèle semi-aménagé. Il doit posséder suffisamment d'assises, un ou deux bains de soleil, des coffres, offrir un accès facile à la mer, pouvoir profiter d'une table amovible et le tout en conservant une bonne circulation. Deux règles d'or pour arriver à cela : une taille minimale d'au moins 6 à 6,50 mètres et une bonne modularité.

 

- Les éléments à connaître
Evinrude 115 ch E-Tec
Texte D. SALANDRE - Photos DR
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Question de taille

Celle-ci sera d'abord fonction du nombre de personnes susceptibles d'être à bord pour les sorties mais aussi de votre zone de navigation et de la distance à laquelle vous comptez aller. En dehors des catégories de sécurité, c'est une question de bon sens. De même, si vous faites de la plongée ou que vous pêchez, vous aurez  besoin d'espace. Pour revenir à des considérations budgétaires, outre le prix de l'embarcation, il ne faut pas oublier que plus un bateau est gros, plus il a besoin de puissance et plus il consomme. A cela s'ajoute le prix de l'assurance et d'une éventuelle place de port.
Enfin, dernier élément à prendre en compte, l'aspect transportable ou non. Les priorités de seront pas les mêmes si vous êtes nomade avec un pneumatique pliable ou que vous naviguez toujours au même endroit avec une unité plus imposante mais moins facile à transporter. Enfin, pensez à l'endroit où le bateau sera entreposé durant l'hiver (garage, jardin, professionnel, port).

Quel type de carène ?

On ne trouve guère aujourd'hui que deux grands types de carène, celle en V évolutif et celle en V profond et constant. Le premier profil permet de fendre le clapot sur l'étrave puis de privilégier la stabilité sur l'arrière tandis que le deuxième permet d'affronter le clapot, voire la grosse mer en creusant littéralement son chemin dans la vague. Le choix se fait donc avant tout en fonction de votre zone de navigation et de votre utilisation. Pour les sorties par beau temps et le cabotage estival, inutile d’opter pour une carène au V très profond à l’anglaise, un V évolutif suffira amplement. En revanche, si votre terrain de jeu c'est la Manche, la Bretagne ou que vous appréciez les conditions musclées, mieux vaut investir dans une coque au V marqué et constant.
Reste quelques concepts plus spécifiques comme les coques catamarans, prisées en Afrique du Sud ou en Nouvelle Zélande ou les carènes à step, plutôt dédiées à la performance ou à la compétition.

Les différents tissus

Élément capital d'un semi-rigide, les tissus se différencient de par leur matière, mais aussi de par leur trame et leur résistance.
En matière de solidité et de durabilité, l'ex Hypalon-Néoprène (officiellement le nom n'existe plus) conserve une  réputation sans faille. Très résistant aux UV et à l'abrasion notamment, il reste l'apanage des modèles haut de gamme même si Zodiac l'utilise à nouveau au dessus de 5 mètres. Nécessitant une mise en œuvre manuelle, il demeure toutefois assez cher.
A contrario, le PVC fait le bonheur de tous les modèles d'entrée et de moyenne gamme. Peu cher, évolutif dans sa formule et facile à mettre en œuvre de manière industriel, il équipe environ 75 % de la production mondiale de bateaux pneumatiques. Pour un usage occasionnel et sans contrainte, il reste le choix le plus rationnel.
Le polyuréthanne (ou PU) est quant à lui le dernier arrivé sur le marché. Matériau d'avenir, il est très résistant, facile à mettre en œuvre de manière industrielle et qui plus est, recyclable. Encore peu utilisé, il reste néanmoins un peu cher.
Outre le (ou les) matériau(x) utilisé(s) pour sa confection, un tissu se distingue par une mesure regroupant à la fois son grammage et sa résistance : le décitex (voir encadré). Un point qui pondère le choix du matériau sachant que parfois, il  vaut mieux un « gros » PVC qu’un « petit » Hypalon. En plaisance on utilise généralement des tissus entre 1100 et 1600 décitex.

 

Valiant 650 DR Fishing
- La bonne motorisation
PRATIQUE
Capelli Tempest 44
Bien choisir son semi-rigide

Si le semi-rigide connaît un succès qui ne se dément pas, l’offre demeure cependant pléthorique et il n’est pas toujours facile de s’y retrouver dans tous ces modèles. Taille, aménagement, origine ou matériaux, tout doit être pris en compte afin d'adapter au mieux votre bateau à votre programme. Voici quelques conseils qui devraient vous aider à y voir plus clair..

Que ce soit au travers d'un package ou des préconisations du constructeur, la puissance conseillée représente généralement un bon compromis pour un usage classique. Pour autant, il faut parfois se méfier des offres trop commerciales et sous-motorisées ou qui visent à écouler une puissance que le professionnel à en stock. En outre, si votre utilisation est un peu plus spécifique, mieux vaut adapter la motorisation.

Ainsi, si un pêcheur ou un chasseur sous-marin peut se contenter de la puissance minimale, un amateur de ski ou quelqu'un emmenant beaucoup de monde s'orientera vers une motorisation supérieure à celle conseillée. Il faut également prendre en compte le type de carène sachant qu'un V très profond réclamera naturellement plus de chevaux. Enfin, reste l'aspect budgétaire (achat et consommation) qui peut freiner aussi vos envies.

Le Décitex
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Tout ce qu'il faut savoir

Révélé au public au sortir de la seconde guerre mondiale, le bateau pneumatique a d’abord fait figure d’extra-terrestre avant de convaincre forces armées et baroudeurs de tous poils. A la fin des années 70, un anglais eu l’idée de mettre une coque rigide dessous. Une idée bien vite reprise par un certain Paul Bros et qu’on lui attribua d’ailleurs. Reste que plus de 70 ans après, l’invention a trouvé son public et il si l’on prend les bateaux à moteur de moins de 8 mètres, il se venda aujourd’hui autant de pneumatiques que de bateaux rigides avec, conséquence logique, un nombre considérable de modèles disponibles avec des configurations parfois bien différentes. Reste alors à faire le bon choix.

Narwhal ONS 580

C’est une mesure de grammage, utilisée pour définir la qualité d’un support textile. 1 décitex est égal à 1 gramme aux 10 kilomètres. Un tissu 1 600 décitex est donc un tissu dont le support textile est réalisé avec un fil qui pèse 1 600 grammes pour 10 kilomètres de fil.

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tissu enduit PVC
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